Visuel UT2025

L’Université de la terre est un rassemblement unique en Europe, de réflexions, de partage, de débats pour inspirer l’action, qui propose deux jours de découvertes et d’échanges, ouverts à tous, sur les grands défis à relever pour la planète, le vivant et la cohésion sociale. L’édition 2022 a réuni 10 000 personnes.

Les 14 et 15 mars 2025, l’Université a célébré ses 20 ans autour du thème NATURE=FUTUR en soulignant ce qui peut paraître une évidence : l’absolue nécessité d’une reconnexion de l’humanité à la nature, dont la survie dépend.

La Fondation Une Santé Durable pour Tous a coorganisé les 4 sessions autour de la santé  :

Changeons nos modes de vie, soignons l’humanité

Animée par Edwige Coupez, cette rencontre a réuni des experts de divers horizons:  Raphaël AMAR , Directeur Médical & Marketing ZEISS Meditec France, Sabrina GERVAIS , Vice-présidente d’Apivia Macif mutuelle, Blandine MELLOUET FORT , Médecin de santé publique et Pr Daniel NIZRI , Inspecteur général honoraire des affaires sociales et Président du comité de suivi du PNNS 4.

 

Du curatif au préventif

Réorienter les dépenses de santé vers la prévention est une nécessité. Aujourd’hui, 8,5 % du PIB, soit 235 milliards d’euros, sont consacrés à la santé, mais essentiellement au curatif, regrette Sabrina Gervais. Les ALF (Affections Longue Durée) touchent désormais 14 millions de Français. « Nous n’avons pas mesuré l’effet cocktail de l’exposition aux polluants. »

La santé publique ne peut plus se limiter au curatif : il est temps de donner à la prévention une place centrale. C’est tout l’enjeu du Programme National Nutrition Santé (PNNS), qui vise à réduire les inégalités en matière de santé en favorisant de meilleures habitudes alimentaires et une activité physique régulière. « Les repères nutritionnels du PNNS ne sont respectés que par 20 % à 40% de la population, et les hommes encore moins que les femmes », souligne le Pr Daniel Nizri. L’épidémie de surpoids et d’obésité, aggravée par la sédentarité et la malbouffe, a été mise en lumière par la crise du Covid-19, où 40 % des 200 000 décès concernaient des personnes en surpoids ou obèses. Parallèlement, 2 millions de personnes souffrent de dénutrition en France, notamment les personnes âgées, ce qui accélère leur perte d’autonomie.

Créer un environnement de vie favorable à la santé

Nos environnements de vie doivent évoluer pour devenir des alliés de notre santé. « On sera en meilleure santé si on boit de la bonne eau et qu’on respire du bon air. La santé humaine dépend de celle de notre planète », rappelle Blandine Mellouet Fort, médecin de santé publique. Or, de par son mode de vie, l’homme est de plus en plus déconnecté de la nature et ses activités impactent la santé du vivant dans son ensemble.

L’augmentation du temps passé devant les écrans a des effets délétères : d’après Raphaël Amar Zeiss, d’ici 2050, 50 % de la population sera myope, avec un risque accru de maladies oculaires. Loin d’être anecdotiques, ces évolutions posent une question cruciale : comment créer des environnements plus favorables à la santé ?

Changer nos pratiques et nos modes de vie

Il est possible d’agir autrement en intégrant des mesures concrètes dès l’enfance : sensibilisation à la nutrition, 30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école, transparence sur les aliments grâce au Nutri-score, limitation de la publicité pour les produits nocifs, introduction de l’ordonnance verte qui prescrit plus de nature. Il est urgent d’encourager des pratiques comme les « classes dehors » et de végétaliser les cours d’école. Des changements qui impliquent plus de collaborations entre les Ministères.  « Il faut une approche globale, où chaque ministère joue son rôle pour que la santé ne soit plus un domaine cloisonné, mais un enjeu collectif. » précise le Pr Nizri.

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